Jérôme Mayer / Farida Amadou

 

Deux artistes. Deux.

Les cordes de Farida sont intérieures.
Telluriques, le son, la musique qu’elle donne traversent son ventre, les ventres. Elle crée un présent qui ne se donne qu’une fois.
De nouveaux temps. Sans cesse.
Jérôme fait des images intérieures. Il joue le flux du présent. Ce qu’il filme existe maintenant en pensant à toujours.
Son oeil glisse, plisse, tend, avale le mouvement du temps. Course affamée. Il plonge dans la fragilité des corps, des paysages.

En corps à corps avec la grâce et l’instant, Y-[u], ce sont deux êtres en frôlement avec l’esprit de l’animal.
Dans le sublime de la vie furieuse de la fin de l’instant et de la possibilité de la mort. Ubique, sonique, titanique, performatif, filmique et scénique.
Y-[u].

> Performances filmées

Une basse, un corps, un visage. Une caméra fixe un temps caressé et violenté. Les mains glissent, crissent, martèlent basse et espace.
Une autre caméra suit, cathartique. Fusion des instruments dans un regard.
Souffles du son dans l’image, contagion du tremblement de corps.
Captures de temps de performances.

> 17 secondes, film

Dans le temps du présent enregistré, des instants réactivés, ce film éprouve les paradoxes des arythmies simultanées dans les dix-sept secondes filmées quotidiennement par chacun de nous.
Textures prélevées dans nos jours, chapitrages bicéphales des longues séquences qui nous brûlent. Film témoin de nos vies et de notre histoire.
Il évolue avec nous, comme sa durée.

> Dispositifs scéniques

Dispositifs performatifs. Images, faisceaux ou time codes agissent avec la performance sonore, éclairent et occultent.
Synergies de tensions et d’équilibres.

00:17:47:15
vidéo, 17’47 – 11 novembre 2019
Un instrument, un corps, un visage. Des mains glissent, crissent, martèlent basse et espace. Temps caressé et violenté. Fusion, contagion dans un regard. Tremblement de corps.

 

 

00:04:46:00
vidéo, 4’46 – 7 novembre 2019

 

 

00:18:17:04
vidéo, 18’17 – 24 octobre 2019
Les Brasseurs (Liège, Belgique)